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Nos échanges
04 mai 2012
Le changement, c'est dimanche, avec François Hollande
Restons mobilisés et mobilisons autour de nous jusqu'à dimanche. L'espoir s'est levé mais il ne sera rien sans la décision de chaque Française et de chaque Français dans l'isoloir ce 6 mai.

Je rêve d'une victoire forte, d'un message clair de nos concitoyens. Car il s'agit en effet de donner la plus grande force possible au mouvement démocratique, citoyen et collectif nécessaire à notre pays, pour le redressement de la France dans la justice.

Pour cela chaque voix, chaque force compte. Pour engager le changement, enfin. Ce dimanche, avec François Hollande.
Nos échanges
04 avril 2012
Votons et faisons voter François Hollande : le changement, c’est maintenant !
Dans quelques semaines, le 22 Avril et le 6 Mai, vous choisirez la politique qui sera menée dans notre pays pour les 5 ans à venir. L’enjeu de cette élection est essentiel : continuer sur une voie qui a conduit à l’aggravation du chômage et à la détérioration de notre vie quotidienne ou retrouver le chemin de l’emploi et du mieux vivre ensemble.

Une campagne électorale, c’est d’abord dresser le bilan d’un mandat, aujourd’hui celui de Nicolas Sarkozy. En cinq ans, aucune de ses promesses n’a été respectée.

Il se disait le candidat du pouvoir d’achat. Vous êtes de plus en plus nombreux à ne plus pouvoir boucler vos fins de mois, le prix du gaz, de l’électricité et de l’essence ne cessent d’augmenter.

Il avait promis un travail pour tous : il y a 1 million de chômeurs supplémentaires depuis 2007.

Il avait promis d’offrir un logement à chaque famille : les demandes non satisfaites ne cessent d’augmenter et les loyers explosent.

Devant un tel bilan, comment croire que ce qui n’a pas été fait depuis 5 ans pourrait l’être dans les 5 ans à venir ?

Comment croire que celui qui a été le Président des riches depuis 2002 deviendrait le candidat du peuple pendant la campagne présidentielle ? Les cadeaux fiscaux offerts aux plus privilégiés ont coûté 13 milliards d’euros par an alors que 250 millions auraient suffi pour maintenir les enseignants dans nos écoles.

C’est pourquoi je refuse la politique de privilèges fiscaux et d’injustice sociale menée par Nicolas Sarkozy depuis 5 ans.

Je peux comprendre que beaucoup d’entre vous se détournent de discours politiques contredits par les actes.

A vous, trop nombreux, qui vous sentez abandonnés, je veux affirmer qu’une autre politique est possible si nous savons nous rassembler autour d’un projet qui retrouve la justice et la solidarité, comme nous avons su le faire ensemble dans notre commune.

Elu local, mon action a toujours été animée par la recherche du rassemblement dans la justice et la solidarité au service de tous, dans le respect des engagements pris.

Ce qu’ensemble nous avons bâti pour nos territoires, nous pouvons le réussir pour la France.

François Hollande incarne aujourd’hui le changement.

Pour lui, une campagne électorale n’est pas un concours de démagogie où les promesses sont trahies dès le lendemain de l’élection.

Son projet est clair et cohérent. Il repose sur l’emploi, le pouvoir d’achat, la jeunesse et la justice notamment fiscale :

- l’emploi avec 150 000 contrats d’avenir pour les jeunes ; un contrat de génération qui aidera à la fois les salariés de plus de 55 ans et les jeunes à qui il sera proposé un CDI


- la jeunesse en faisant de l’école une priorité : 60 000 postes seront rendus à l’Education Nationale là où la droite en a détruit plus de 80 000

- la justice fiscale avec, dès la fin de l’année 2012, la fin des privilèges fiscaux pour les plus riches

- le pouvoir d’achat avec l’allocation de rentrée scolaire qui sera revalorisée de 25% dès la rentrée 2012 et le prix de vos trajets quotidiens qui cessera d'augmenter au moindre choc pétrolier, grâce au blocage provisoire des prix des carburants et à la modulation de la taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP).


Ces engagements seront tenus.

Les 22 Avril et 6 Mai, votre geste citoyen sera de la plus grande importance pour chacune et chacun d’entre vous.

C’est pourquoi, le 1er tour, le 22 Avril, je souhaite que François Hollande soit en position de l’emporter au 2ème tour le 6 Mai, et devienne ainsi notre Président de la République.

Avec vous, j’ai confiance dans l’avenir de notre pays.





Nos échanges
28 mars 2012
« En voulant mettre à terre les collectivités locales, le candidat Sarkozy s’attaque aux Français »


Au détour d’un plateau de télévision le 18 mars dernier, le candidat Nicolas Sarkozy a annoncé son intention de réduire de moitié les droits de mutation perçus par les notaires pour le compte des collectivités locales à chaque changement de propriétaire d’un logement.

Arrêtons-nous tout d’abord sur les motivations affichées de cette proposition : elles signent l’échec de cinq ans d’inaction gouvernementale et démontrent l’entêtement idéologique d’un homme qui reste le même. A l’issue de son mandat, face à la situation dramatique de l’emploi, il répond « encouragement à la mobilité, réduction du coût d’un déménagement »… les chômeurs apprécieront ! Face à la crise sans précédent du logement, préoccupation majeure de nos concitoyens, il s’obstine dans son fantasme d’une « France de propriétaires », qui reste depuis 2007 une chimère.

Mais il y a plus grave encore. Après cinq ans de présidence, notamment à travers ses réformes fiscales, Nicolas Sarkozy a asséché les ressources locales, détruit l’autonomie financière des collectivités, aux premiers rangs desquels les Départements. Eh bien le voilà qui entend poursuivre son entreprise de démolition en s’attaquant désormais à une recette devenue majeure pour les Conseils généraux, plus de 8 milliards d’euros en 2011.

Car le président sortant s’est bien gardé d’évoquer une quelconque compensation pour cette mesure, annoncée comme toujours à l’emporte-pièce, sans cohérence d’ensemble et sans éléments précis de chiffrage. Dans l’équipe de campagne du candidat, on indique même que ce dispositif aurait un autre avantage, celui de tarir encore un peu plus les ressources des collectivités, dénoncées comme trop dépensières et qui ont le mauvais goût d’être gérées majoritairement par des assemblées de gauche. Ces propos ont été relayés par le journal les Echos le 20 mars dernier.

Voilà donc bien les raisons de la colère légitime des élus locaux, devant ce qu’il faut bien appeler un cynisme qui laisse pantois. En voulant mettre à terre les collectivités, le candidat Sarkozy s’attaque aux Français, parce qu’il condamne ainsi les politiques publiques conduites dans le cadre démocratique de la décentralisation, des politiques publiques de solidarité au service des populations et d’investissement pour l’avenir de nos territoires.

J'ai tenu à intervenir sur cette question le lundi 26 mars lors de la réunion du Conseil général rassemblé en Séance plénière. Je vous fait part ci-après de ma déclaration :

"Monsieur le Président, mes chers collègues,

Proposer la réduction de moitié des Droits de Mutation à Titre Onéreux (DMTO), dans l’état actuel des finances de l’Etat, relève de l’irresponsabilité. Mais cela constitue aussi, bien sûr, un véritable casus belli envers les collectivités, une attaque contre nos territoires, contre les Français. Il faut le faire savoir ! Voilà notre première responsabilité au sein de cette assemblée.

Pour 2012, et au seul titre des allocations individuelles de solidarité, celles dont bénéficient les personnes âgées, les personnes en situation de handicap, les allocataires du RSA, la dette de l’Etat à l’égard des Nordistes, par défaut de compensation de ces allocations, s’élève déjà à plus de 331 millions d’euros. Amputer de moitié notre recette des DMTO ferait peser une charge supplémentaire sur notre budget de 120 à 130 millions. Avec 120 millions d’euros, le Département par exemple verse l’allocation APA pendant un an à près de 30 000 personnes âgées. Autre exemple, 120 millions d’euros, c’est 10 fois le budget de la culture en fonctionnement.

Je le dis avec la gravité qui s’impose : cela ne serait tout simplement plus soutenable pour les finances départementales.

Le paradoxe est que ces DMTO ont été transférés au début des années 80 pour financer les nouvelles compétences octroyées aux Conseils généraux ! Aujourd’hui, cette recette est devenue largement insuffisante, je viens de l’évoquer. Par ailleurs, cette recette s’avère volatile, incertaine, à tel point que le Comité des finances locales a décidé de mettre en réserve 120 millions du fond de péréquation, car certains experts prévoient une contraction des DMTO de 20% cette année à l’échelle nationale. Eh bien cette recette déjà insuffisante, volatile, ne répondant déjà plus aux enjeux de solidarité nationale, la proposition du Président sortant est de la réduire de moitié !

Comme un tel scénario n’est pas soutenable financièrement, la seule solution pour les collectivités serait de réduire drastiquement l’investissement public, c’est-à-dire d’actionner contraintes et forcées un mécanisme qui interdirait toute reprise rapide de la croissance, compromettrait l’avenir de nos territoires et inscrirait le pays dans une spirale qui verrait s’accroître le chômage, avec une charge sociale qui deviendrait de plus en plus lourde.

Ce danger est déjà présent. Les chiffres de la DGCL (Direction Générale des Collectivités Locales) indiquent depuis 2010 une contraction significative des investissements des Départements et des Régions. Vous le savez, le Département du Nord a tenu pour sa part à maintenir son effort encore cette année. Il est clair qu’une telle mesure affectant les DMTO entraînerait une chute considérable de nos investissements.

Cette proposition du Président sortant est intempestive, brouillonne, irresponsable. L’Association des Départements de France (ADF) promet le cas échéant un recours devant le Conseil d’Etat au titre de la libre administration des collectivités locales. Mais regardons l’essentiel : le candidat Sarkozy démontre de nouveau qu’il entend poursuivre sa méthode brutale de gouvernement, celle qui a divisé et meurtri le pays depuis cinq ans.

Voilà pourquoi l’échéance du mois prochain nous permet de porter notre espoir d’un réel changement pour nos territoires, celui d’un pacte de confiance entre l’Etat et les collectivités locales, pacte qui refonderait notamment les conditions d’une véritable autonomie financière, avec, enfin, une réelle prise en compte du cinquième risque, celui de la perte d’autonomie, par la collectivité nationale.

Monsieur le Président, mes chers collègues,

Au sein de la majorité départementale, voici l’horizon que nous portons et auquel nous travaillons, l’horizon d’une nouvelle étape de la décentralisation et d’un nouveau souffle de la démocratie locale. 

Je vous remercie."
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